• TRAMONTANE

    Et c'est parti pour l'avant dernier film du prix Renoir : Tramontane.

    Rabih, un jeune chanteur aveugle, parcourt le Liban après avoir découvert qu’il n’était pas le fils biologique de ses parents. Sa quête d’identité, son désir d’accompagner sa chorale à l’étranger et la recherche de son oncle disparu et seul détenteur de la vérité, se confondent en une même fébrilité. À travers cette quête, Rabih dresse le portrait d’une nation toute entière incapable de relater sa propre histoire.

    TRAMONTANE

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  • Commentaires

    1
    Joséphine
    Vendredi 31 Mars à 19:58

    Tramontane est un film libanais réalisé en de 2016 par Vatche Boulghourjian (réalisateur, dialoguiste et adaptateur Libanais). Le réalisateur nous fait voyager à travers des paysages splendides avec l'histoire d'un jeune chanteur/musicien aveugle du nom de Rabih qui souhaite accompagner sa chorale à l'étranger, mais il apprend que la carte d’identité qu’il utilisait jusque-là, est une contrefaçon. C’est là que commence l’aventure de Rabih, la quête de son identité, de la vérité, une vérité enfuie sous les milliers de mensonges de la guerre au Liban, le fait qu’il soit aveugle et à la recherche « d’une chose » rend ce film d’autant plus intéressant et lui donne une dimension très poétique. Cette poésie s’illustre dans une métaphore profonde: Rabih représenterait-il le Liban qui tente de se retrouver/reconstruire après la guerre ? Les différentes versions des origines de Rabih ne symboliseraient-ils pas la difficulté des Libanais à avancer malgré une histoire très confuse ? Le poids de l’ignorance de toute une population traumatisée ? Cependant je pense que cette quête identitaire est un sujet trop abordé dans les films récents, à mon goût, donc enlève à ce film une part d’originalité (Les notions de liens perdues et d’identité me font penser au film « Le fils de Jean »). Peut-être c’est juste la thématique à laquelle notre génération et celle de nos parents doivent faire face, « Au Liban, les livres d’histoire s’arrêtent en 1975» dit le réalisateur. J’ai l’habitude d’apprécier les films comme celui-ci où il ne se passe pas grand-chose mais en même temps beaucoup de chose, cependant  je dois avouer que Tramonte est très film très lent et labyrinthique. En effet la «complexité» de l’intrigue se reflète dans la structure des scènes qui se déroulent souvent dans des lieux couvert et oppressants avec peu de lumière mais avec beaucoup d’issues, de sorties disponibles.  Mais cette lenteur est atténué par moment grâce à la musique, qui très présente durant tout le film, je pense sert d’échappatoire au personnage de Rabih et lui permet à la fin du film de se «réconcilier avec lui-même».  

    2
    Dimanche 2 Avril à 12:55

    bravo Joséphine de nous donner notre 1er commentaire. Je trouve cette critique très pertinente. Il est vrai que ce sujet des criminels de guerre au Liban est assez peu très traité au cinéma. D'ailleurs le personnage sur lequel plane le doute est un excellent acteur qui joue très bien cette complexité.

     

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