• La nuit du chasseur

    Aujourd'hui au cinéma le Mercury : secondes, 1ère stmg et sti2d ont assisté à la nuit du chasseur.

    Un prêcheur inquiétant poursuit dans l'Amérique rurale deux enfants dont le père vient d'être condamné pour vol et meurtre. Avant son incarcération, le père leur avait confié dix mille dollars, dont ils ne doivent révéler l'existence à personne. Pourchassés sans pitié par ce pasteur psychopathe et abandonnés à eux-mêmes, les enfants se lancent sur les routes.

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    https://www.youtube.com/watch?v=hnTqse_shiI

    La nuit du chasseur

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  • Commentaires

    1
    sirine mel
    Lundi 12 Février à 09:54

    Ghodhbani Sirine , Khalfallah Melinda 1STMG2

     

     

    La Nuit du Chasseur de Charles Laughton – États-Unis – 1955

     

    Introduction : Cela se passe en 1930, en Ohio. C’est la crise. Les gens ont faim. Un homme, Ben Harper, est condamné à mort pour vol. Avant d’être arrêté, il confie à son fils John le secret de la cachette du butin.
    Plus tard, un personnage inquiétant, tout de noir vêtu, le faux prêcheur Harry Powell, épouse Willa Harper, la mère de John et de la petite Pearl. Mais en réalité, Harry recherche l’argent dont il a appris la présence alors qu’il partageait la cellule de Ben. Quand Willa le démasque, il la supprime sans pitié. Puis il poursuit et persécute John et sa petite sœur Pearl (qui a promis à son frère de ne pas révéler le secret de leur père). Les petits arrivent à se sauver en barque le long du fleuve Ohio : ils vont trouver refuge chez Rachel, une courageuse vieille dame, qui a déjà recueilli un grand nombre d’enfants. Mais le prêcheur ne renonce pas pour autant...

     

     

     

    Consigne : en prenant appui sur les extraits et sur vos souvenirs, montrer l’ambivalence des personnages du film.

     

     

    Le sujet prend sa nature dans l’imagination de l’enfance, entre Histoire Sainte et contes de fées, entre rêve et cauchemar. C’est Hansel et Gretel chez Barbe-Bleue, c’est l’ogre et le Petit Poucet, le loup et l’agneau. Laughton réunie l’inconscient et le symbole pour faire de La nuit du chasseur un surprenant poème, une image où l’enfant est roi dès lors qu’on lui rend le droit à la parole. Le film touche à la perfection d’une image où s’étale  a palette infinie qui relie le noir au blanc, utilisant les ombres, les flous, les contrastes, et le clair-obscur qui rend la vérité des visages et des âmes. Chaque plan semble travaillé comme un tableau, dans une recherche persistance d’équilibre et de sens.
    Si la première partie garde une narration assez classique, tout bascule avec la fuite des enfants qui prend des allures de légende, une "fuite en Egypte" dont John, l’aîné, s’appropriera un peu plus tard l’histoire. La rivière devient la mère protectrice, la véritable mère se transformant en une sorte de "Dame du Lac" qui veille sur ses petits.
    L’hypothèse de base est très alternée entre le bien et le mal, renforcé par les fameux tatouages des parties de Robert Mitchum : LOVE - HATE. C’est l’innocence contre le mal, l’enfance contre la noirceur du monde. Mais, derrière l’apparence, rien n’est aussi déterminer. Il faut savoir reconnaître le démon derrière les beaux discours. Car c’est bien de démon qu’il s’agit, de la pire espèce, celui qui se cache derrière le costume du prêcheur, et apparences, des discours aussi noirs que son âme. "Mais il ne dort jamais ?" s’interroge John en le voyant une fois de plus sur leurs traces. Le Mal ne dort jamais, annoncer par son chant comme une odeur de soufre, M le maudit (film allemand 1931). Un climat qui passe à travers le film, la chanson du démon, qui annonce le malheur et qui s’oppose à celle des enfants, le chant de la rivière, la berceuse qui rassure.
    Dans le refuge qui va les accueillir, les enfants n’auront pas seulement une maison, qui n’est rien face à la violence du Diable, ils trouveront surtout une écoute, une confiance, une base forte pour se construire, car là on sait reconnaître la vérité derrière les apparences et croire en la parole d’un enfant contre celle d’un homme de Dieu.

     

    2
    sarah
    Lundi 12 Février à 09:56
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